Il y a, depuis quelques années, une dérive
dans le joli monde de l'édition, très bien
décrite dans le petit livre d'André Schiffrin,
"L'édition sans éditeurs" (que je vous engage
vivement à lire si le sujet vous intéresse).
Certains éditeurs semblent ne plus considérer
les livres comme des oeuvres mais comme des "produits".
Ils ne publient plus pour l'Amour du livre mais pour
gonfler leur catalogue et réinvestir
le trop plein de bénéfices. C'est désolant.
La mésaventure qui arrive à l'excellent dessinateur
Obion (voir les détails sur son blog
ou sur le site du Syndicat BD)
et à son scénariste Arnaud Le Gouefflec
nous rappelle que la Bande Dessinée
n'est pas à l'abri de cette gougnafrerie.
La réponse de l'éditeur est également édifiante.
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existéserait surprenante et indépendante de ma volonté, bien sûr.
